Le bâti de Ramonville-Saint-Agne mêle maisons anciennes en brique foraine toulousaine et constructions pavillonnaires plus récentes, en particulier autour de la Cité Rose et sur les Coteaux. La brique foraine, brique de terre cuite fabriquée à partir d'argile et de marne des alluvions de la Garonne, est un matériau capillaire par nature : elle absorbe l'humidité du sol et la laisse remonter dans l'épaisseur du mur si aucune barrière n'y fait obstacle. Les remontées capillaires se produisent quand l'eau du sol imprègne les embases des murs de maçonnerie enterrée, puis remonte par capillarité dans les matériaux poreux comme les pierres tendres, les briques ou le bois, selon l'Agence Qualité Construction. Sur les maisons anciennes du secteur, l'absence fréquente de rupture de capillarité à la construction aggrave ce phénomène, avec salpêtre visible en bas de mur et dégradation des enduits.
Les pavillons plus récents de Ramonville-Saint-Agne, notamment vers La Peyrade et le Parc Technologique du Canal, sont en revanche moins sujets aux remontées capillaires grâce à des fondations mieux protégées, mais davantage exposés à la condensation liée à une isolation renforcée et à une ventilation parfois sous-dimensionnée. Le traitement de l'humidité s'adapte donc au type de construction : traitement hydrofuge et injection de résine pour les murs anciens en briques, révision de la ventilation pour les logements récents. Le respect strict des normes DTU conditionne la durabilité du résultat dans les deux cas, sur un bâti aussi varié que celui de la commune.