À Castanet-Tolosan, l'intervention contre les murs humides et les remontées capillaires couvre l'ensemble de la commune, sans distinction entre le centre historique et les extensions plus récentes. Le centre-ville ancien, organisé autour de la mairie et de l'église, concentre des constructions en brique du XIXe et du début du XXe siècle, souvent bâties sans arase étanche : c'est là que les remontées capillaires se manifestent le plus fréquemment, avec des auréoles en bas de mur et un salpêtre visible sur les enduits anciens. Les abords de la gare SNCF, quartier de passage entre le centre et les zones résidentielles, mélangent maisons de ville et petits collectifs, avec des caves parfois semi-enterrées qui demandent un diagnostic humidité avant tout cuvelage. Le corridor du Canal du Midi, à l'est de la commune, regroupe des maisons de faubourg plus anciennes, souvent en pierre ou en brique foraine, particulièrement exposées à la capillarité du sol. À l'inverse, les lotissements pavillonnaires plus récents, construits côté Labège Innopole, présentent un profil différent : peu de remontées capillaires, mais davantage de condensation liée à une isolation renforcée et une ventilation parfois sous-dimensionnée. Cette diversité de bâti impose d'adapter le diagnostic à chaque secteur plutôt que d'appliquer un traitement standard. Un artisan qui connaît ces nuances évite de proposer un cuvelage complet là où un simple traitement hydrofuge de façade suffirait, ou inversement de sous-estimer une remontée capillaire ancienne dans une maison de faubourg.